fantôme de femme

nouvel ajout Halloween: « la morte amoureuse »

Bonjour,

voici ma nouvelle illustration d’ Halloween : « la morte amoureuse », en hommage à la nouvelle de Théophile Gauthier.

« …Oh ! comme elle était belle ! Les plus grands peintres, lorsque, poursuivant dans le ciel la beauté idéale, ils ont rapporté sur la terre le divin portrait de la Madone, n’approchent même pas de cette fabuleuse réalité. Ni les vers du poète ni la palette du peintre n’en peuvent donner une idée. Elle était assez grande, avec une taille et un port de déesse ; ses cheveux, d’un blond doux, se séparaient sur le haut de sa tête et coulaient sur ses tempes comme deux fleuves d’or ; on aurait dit une reine avec son diadème ; son front, d’une blancheur bleuâtre et transparente, s’étendait large

et serein sur les arcs de deux cils presque bruns, singularité qui ajoutait encore à l’effet de prunelles vert de mer d’une vivacité et d’un éclat insoutenables. Quels yeux ! avec un éclair ils décidaient de la destinée d’un homme ; ils avaient une vie, une limpidité, une ardeur, une humidité brillante que je n’ai jamais vues à un œil humain ; il s’en échappait des rayons pareils à des flèches et que je voyais distinctement aboutir à mon cœur. Je ne sais si la flamme qui les illuminait venait du ciel ou de l’enfer, mais à coup sûr elle venait de l’un ou de l’autre. Cette femme était un ange ou un démon, et peut-­‐être tous les deux ; elle ne sortait certainement pas du flanc d’Ève, la mère commune… »

« La morte amoureuse » Théophile Gauthier

Hello,

here is my new illustration of Halloween: « the dead in love », in homage to the novel of Théophile Gauthier.

 » …Oh ! how beautiful she was! The greatest painters, when, pursuing in heaven the ideal beauty, they brought back on earth the divine portrait of the Madonna, do not even approach this fabulous reality. Neither the poet’s verse nor the painter’s palette can give an idea of ​​it. She was tall enough, with a size and a goddess port; her hair, of a sweet blond, separated on the top of her head and flowed down her temples like two rivers of gold; it looked like a queen with her diadem; his brow, bluish and transparent whiteness, extended wide

and serene on the arches of two almost brown eyelashes, a singularity which added to the effect of sea-green eyes of unsustainable vivacity and brilliancy. What eyes ! with a flash they decided the destiny of a man; they had a life, a limpidity, an ardor, a brilliant dampness that I have never seen with a human eye; from it came arrows like arrows, which I distinctly saw coming to my heart. I do not know if the flame that illuminated them came from heaven or hell, but surely it came from one or the other. This woman was an angel or a demon, and perhaps both; She certainly did not come out of the side of Eve, the common mother … « 

« The dead in love » Théophile Gauthier

 

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